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jeudi 2 juillet 2015

ALGERIE......CHRONIQUES LIBRES D'ALGERIE SUR L'ISLAM & CULTURE

source EL WATAN



Chronique : Des chantiers urgents

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le 24.06.15 | 10h00 3 réactions
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Après la chronique d’hier où nous avons abordé la question du terrorisme aveugle qui s’abat au nom de notre tradition religieuse, aujourd’hui, nous poursuivons en soulignant que le drame réside surtout dans le discours martial puisé dans la partie belligène du patrimoine religieux islamique – conforme à une conception du monde dépassée, propre à un temps éculé – qui n’a pas été déminéralisée ni dévitalisée.
Il est temps de reconnaître, dans la froideur d’esprit et la lucidité, les fêlures morales graves d’un discours religieux intolérant et les manquements à l’éthique de l’altérité confessionnelle qui perdurent depuis des lustres dans des communautés musulmanes ignares, déstructurées et crispées, repliées sur elles-mêmes.
Des sermonnaires doctrinaires idéologues le profèrent pour «défendre» une religion qu’ils dénaturent et avilissent. Plus que la caducité ou l’obsolescence de ces doctrines d’attaque et de violence légitimées par le divin, il est temps de les déclarer antihumanistes. Au-delà des simples réformettes, par-delà le toilettage, plus qu’un aggiornamento, plus qu’un rafistolage, qui s’apparentent tous à une cautérisation d’une jambe en bois, c’est à une refondation de la pensée théologique islamique qu’il faut en appeler, je ne cesse, pour ma part, de le requérir et je m’étais égosillé à l’exprimer.
En finir avec la «raison religieuse dévote» et la «pensée magique», s’affranchirdes représentations superstitieuses, se soustraire à l’argument d’autorité, déplacer les préoccupations de l’assise de la croyance vers les problématiques de l’objectivité de la connaissance, relèvent d’une nécessité impérieuse et d’un besoin vital. On n’aura plus à infantiliser des esprits ni à culpabiliser des consciences ni à fragiliser des êtres.
Les chantiers sont titanesques et il faut les entreprendre d’urgence : le pluralisme, la laïcité, la désintrication de la politique d’avec la religion, l’égalité foncière et ontologique entre les êtres par-delà le genre, la liberté d’expression et de croyance, la garantie de pouvoir changer de croyance, la désacralisation de la violence, la démocratie et l’Etat de droit sont des réponses essentielles et des antidotes primordiaux exigés partout dans le monde islamique. Ce n’est plus suffisant de clamer que ces crimes n’ont rien à voir avec l’islam. Le discours incantatoire ne règle rien et le discours imprécatoire ne fait jamais avancer les choses.
Ce n’est plus possible de pérorer que l’islam c’est la paix, c’est l’hospitalité, c’est la générosité... c’est irresponsable et c’en est même devenu insupportable. Occulter les raisons du mal laisse les plaies grandes ouvertes.Bien que nous le croyions fondamentalement et que nous connaissions la magnanimité, la mansuétude et la miséricorde enseignées par sa version standard, où jamais l’assassinat n’est la mesure de l’offense ! C’est bien aussi une compréhension obscurantiste, archaïque, passéiste, dévoyée et rétrograde d’une partie du patrimoine calcifié qui est la cause de tous nos maux.
Et il faut tout de suite la dirimer. Nous ne voulons pas que la partie gangrène le tout. Les glaciations idéologiques nous ont amenés à cette tragédie généralisée. Nous devons toutes les dégeler. La responsabilité nous commande de reconnaître l’abdication de la raison et la démission de l’esprit dans la scansion de l’antienne islamiste justifiée par une lecture biaisée d’une construction humaine sacralisée et garantie par «le divin». Il est temps de sortir des enfermements doctrinaux et de s’émanciper des clôtures dogmatiques. L’historicité et l’inapplicabilité d’un certain nombre de textes du corpus religieux islamique sont d’évidence une réalité objective. Nous l’affirmons. Et nous en tirons les conséquences.
L’ancrage dans la modernité ne saurait se faire sans une modernité intellectuelle fondée sur l’esprit critique, je l’ai déjà écrit dans la toute première chronique. Je regrette que nous ne l’ayons pas fait dans notre pays. Aucun colloque de grande envergure n’a pu se tenir, aucun symposium important n’a été organisé en vue de subsumer la violence «inhérente» à l’islam ; pas la moindre conférence sérieuse n’a été animée pour pourfendre les thèses islamistes radicales. Nous avons vécu sur la défaite de la pensée et l’abrasement de la réflexion.
Il est vrai que la pusillanimité et la frilosité de nos «hiérarques» nous ont causés beaucoup de torts. Leur incurie organique nous laisse attendre, tétanisés, la dramatique séquence d’après. Leur seul argument avancé est que nous sommes pris en otage par les fanatiques barbares. Or, face à la barbarie, il vaut mieux vivre peu, debout, digne et en phase avec ses convictions humanistes que de végéter longtemps en louvoyant, en étant complice, par l’inaction et le silence, de ce qu’on réprouve. Nous verrons la suite demain.
Ghaleb Bencheikh
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Chronique. Ghaleb Bencheikh(*)

Le choix de la facilité et du charlatanisme

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le 02.07.15 | 10h00 Réagissez

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C’est dans un souci de laisser décanter les idées, un moment, à propos de la laïcité et surtout pour ne pas utiliser les colonnes du journal El Watan comme un support de cours d’une discipline à l’interface de la science politique et de la philosophie morale -l’effet immédiat serait de rebuter les chers lecteurs- que délibérément, je suspends la réflexion sur la question fondamentale de la laïcité. J’aurai à y revenir. Parce que la comprendre et voir son intérêt est primordial pour notre nation.
Aujourd’hui, la chronique porte sur la religion. Outre son étymologie latine religio, maintes fois ressassée, qui remonte pour la première fois à Cicéron, sous-tendant l’idée de «révérer une  nature supérieure que l’on qualifie de divine et lui rendre un culte», nous connaissons son sens en arabe et en hébreu. Nous n’avons pas à nous y appesantir. En revanche ce que je soumets à la sagacité des lecteurs, c’est ce que les anthropologues du fait religieux appellent la structure ternaire de la religion.
En effet, il y a la religion-force, la religion-forme et la religion comme cadrepour une expérience humaine du sacré et du divin.
La religion-force se présente toujours en matière de sens comme une référence. Elle offre des réponses aux sempiternelles questions auxquelles l’homme est confronté. Celles des origines, celles de la raison d’être dans cemonde.
Quel sens donner à la vie ? Pourquoi cette aventure terrestre ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Sommes-nous en «absurdie» ou y a-t-il un dessein à ce passage ? La fameuse grande pâque humaine qu’en est-elle au juste ? Et surtout les esquisses de réponses formulées pour les fins dernières et les questions eschatologiques sont bien édictées dans le cadre de la religion-force. D’aucuns appelleront cela téléologie : s’intéresser aux finalités, discourir sur le but de la vie.
Tandis que la rteligion-forme, à son tour, elle se subdivise en trois sous-branches. Ce sont la religion-refuge ; la religion-repaire et la religion-tremplin.
La première est lorsque la religion agit comme un refuge pour les opprimés sur la terre et le lieu d’expression de la détresse des hommes ; la deuxième est lorsque la religion devient un repaire pour les fanatiques et un espace d’évolution pour leurs obsessions extrémistes ; la troisième est lorsqu’on utilise la religion comme tremplin pour tous les carriéristes.
Avec tout mon respect pour les vocations réelles et sincères, je constate le nombre croissant de ceux qui se découvrent  une disposition à tenir un discours creux de type religieux avec emphase pour avoir un ascendant sur leurs semblables et accéder à la «notabilité». Il y a parmi eux des imams ignares autoproclamés. Ils viennent se mêler de la vie quotidienne de leurs coreligionnaires.
Parfois ils s’occupent, dans le moindre détail en s’immisçant dans leur intimité, de ce qui ne les regarde pas. Tout cela,  parce qu’ils ne peuvent pas agir autrement. Et dans la plupart des cas ils ne savent pas faire autre chose. La religion et l’imamat sont devenus le choix de la facilité et malheureusement celui aussi du charlatanisme, de la jactance et de la forfanterie.
Enfin, la religion peut offrir le cadre d’une expérience humaine du sacré et de l’intériorité de l’adoration de Dieu. Le culte voué au Seigneur n’a pas besoin d’ostentation ni d’étalage. Le recueillement et la contemplation des splendeurs de la Création incitent à un authentique ressourcement élévateur et salvateur. Ils induisent une volonté de comprendre le monde et de s’y aider avec le recours à la méditation et la réflexion.
C’est ainsi qu’on acquiert la connaissance et qu’on atteint la quiétude, la paix des cœurs et l’absence de troubles intérieurs. C’est ce que les Grecs appellent l’ataraxie.
Ghaleb Bencheikh

Farid Khodja chante à la basilique d’Alger

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le 01.07.15 | 10h00 1 réaction

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Farid Khodja ou l’homme au r’bab, chanteur-interprète connu de musique andalouse, se produira pour la première fois à la basilique Notre Dame d’Afrique d’Alger le 5 juillet prochain à partir de 22h.

La date n’est pas fortuite puisque l’événement coïncidera avec la fête de l’indépendance. «C’est un hommage au peuple algérien à l’occasion de cette symbolique journée et un geste d’amitié à nos frères de l’islam en ce mois sacré du Ramadhan», déclare l’équipe d’animation de la basilique. D’habitude, Notre Dame d’Afrique reçoit des chanteurs lyriques internationaux, mais très rares sont les artistes algériens qui y ont donné un récital.

Le récital de Farid Khodja durera 90 minutes. «Ça sera un florilège de morceaux empruntés de la musique dite arabo-andalouse et ses genres voisins. On y chantera l’amour dans toutes ses formes d’expression, la création, un hymne à la beauté quoi ! Avant le concert, j’expliquerai à ceux qui ne comprennent pas l’arabe le sens des textes chantés», annonce-t-il.
Le public sera sans doute multiconfessionnel et il aura donc droit à un message universel. «La musique andalouse est le produit d’une concertation musicale étant née en Andalousie et qui s’est fortement nourrie des influences musicales locales. Beaucoup de textes de cette musique furent écrits par des non-musulmans. On peut dire qu’elle est donc arabo-islamo-judéo-chrétienne d’où s’explique son message universel», ajoute-t-il.
Pour que les chants soient purs et dégageant un vent de mysticisme, l’équipe de la basilique n’a pas prévu de matériel pour la sonorisation, et ce, histoire de ne pas «corrompre et dénaturer» «l’innocence» du son. Les textes chantés seront lourds de sens et seront bien évidemment accompagnés par de belles mélodies merveilleusement exécutées par l’orchestre de Farid Khodja. L’accès est gratuit !
Mohamed Benzerga
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CHANTER ......DU CAFE MAURE....AU BAIN MAURE........

C'EST UN SECTEUR CULTUREL ECOSOCIAL QUI SERA MENE PAR L'ECONOMIE SOCIALE & SOLIDAIRE & AIDER AUSSI AU DEVELOPPEMENT DE COOPERATIVES D'ADEPTES & DE MUSICIENS POUR SAUVER LES TRADITIONS..........

PARALELEMENT A NOS CAFES CHANSONS & CABARETS
 IL Y A UNE TRADITION ARABE & BERBERE DANS LES 
CAFES CHANTANTS & DE MUSIQUES, LOCAUX & JUSQU'EN EGYPTE LES CAFES POESIES 
& LITTERATURE...
....DES LIEUX MASCULINS A OUVRIR AUX FEMMES, 
A REFAIRE VIVRE FACILEMENT TANT LES ATTENTES &
 BESOINS DE CONVIVIALITE FLOTTENT DANS LES ESPRITS A ALGER, ORAN, CONSTANTINE OU AILLEURS..
....LE CAIRE, PARIS & BEIROUTH....OU DAMAS....
(avec une mention émouvante des Musiciens & Chanteurs Juifs historiques du Patrimoine Culturel Algérien Reconnu....dans l'esprit du Conservatoire de la Casbah retrouvé dans les Concerts EL GUSTO organisés dernièrement avec les survivants à cause du jeune âge & de l'éloignement par l'histoire des élèves...
 ..si contents & heureux de se retrouver....ne manquaient que les femmes qui ont joué un rôle mais disparues comme Alice FITOUSSI .....contemporaines de WARDA el Djazaira recem ment disparues mais plus âgées.......

Cafés maures du vieil Alger

Des réceptacles de mélomanes citadins

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le 02.07.15 | 10h00 Réagissez
 
 Des lieux mythiques en voie de disparition
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Des lieux mythiques en voie de disparition
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Dans une atmosphère conviviale et autour d’un café fleurant bon, les musiciens et autres mélomanes citadins se réunissaient, l’espace d’une qaâda, pour égrener leur répertoire musical.

Combien en reste-t-il de ces cafés rassembleurs d’une activité citadine qui encensait les lieux des Casbadjis de volutes musicales zyriabiennes ? Aucun, nous dira un octogénaire qui, tout enfant, se rappelle du climat ambiant qui régnait au cœur et aux alentours du vieil Alger. Il éveille sa mémoire pour portraiturer quelques scènes qui avaient pignon sur rue.
Qahouat Laârich, située au niveau de la rue Kléber qui n’existe plus et dont le nom est relatif à un pied sarmenteux de vigne sous lequel les amateurs de la djezoua laissaient couler leur dolce vita.
Bencharif, Sfindja, Yafil, Seror et les autres
Un café qui servait de réceptacle aux musiciens qui venaient décompresser en jouant des morceaux du répertoire andalou. Dans cette même vieille médina, il y avait Qahouet Bouchaâchou’e, où de vieux mélomanes citadins se rencontraient de manière assidue. Le grand maître Mohamed Sfindja, connu pour son activité artistique, fréquentait quotidiennement ces espaces. D’autres cafés maures ne désemplissaient pas de mélomanes, comme Qahouet Malakoff – qui renoue ces derniers temps avec les épigones du Cardinal – située à la rue du Vieux Palais, ou Qahouet el Boza, un autre lieu qui drainait de jeunes récipiendaires mélomanes.
Alger s’enorgueillit aussi d’une pléiade de musiciens de confession israélite qui ont contribué à la sauvegarde de ce patrimoine musical classique. Quand bien même ils ne maîtrisaient pas la langue classique, ils faisaient de la poésielittéraire zyriabienne une matrice culturelle, particulièrement lors des circonstances festives.
Aux côtés de Mahieddine Lakehal, Bencharif, Ahmed Sebti, Cheikh Mnemèche, Mohamed Bentefahi et autres Mustapha Kechkoul, les frères Bahar, Zemmouri dit Omar Hibi, Dahmane Benachour, pour ne citer que ceux-là, la liste de nomsde musiciens juifs séfarades est longue.
On peut citer Maâlem Ben Farachou qui, «(…) avec Cheikh Mnemèche,  fut celui qui connaissait le plus d’airs andalous. Décédé en 1904 à l’âge de 71 ans, Ben Farachou eut l’occasion de rectifier plusieurs airs mal appris par Sfindja, Mouzinou. Quant à Saïdi, qui jouait de  kouitra, c’était un musicien de grand talent. Il connaissait parfaitement le répertoire classique», écrivait Mahieddine Bachtarzi  (v/Jeunesse Action, n°6, 1977).
D’autres noms non moins célèbres dans le milieu musical brillaient dans le ciel du vieil Alger. On peut évoquer Lili El Abassi, chanteur andalou, Laho Seror qui excellait, dit-on, dans le jeu de la kouitra, le virtuose Saci (propriétaire lui aussi d’un café à l’ex-rue de la Lyre) qui grattait superbement la mandoline au même titre que son coreligionnaire Edmond Yafil. Studieux et persévérant, Edmond Yafil, fils de  Makhlouf Yafil, prenait plaisir à écouter les airs andalous que déclamait Mohamed Sfindja.
Ce qui l’amena, plus tard, à transcrire près de 500 airs qu’il prit soin de déposer à la Sacem. Il faut souligner qu’une bonne partie de la transcription de ce trésor est l’œuvre aussi de Mohamed Sfindja et du musicologue Jules Rouanet. Ce dernier était chargé de se documenter sur la musique arabe aux fins d’éditer une grande encyclopédie de musique.
Après le décès de Mohamed Sfindja, le 30 juin 1908, une guéguerre opposa, par répliques interposées dans la presse, Edmond Yafil à Jules Rouanet sur la paternité de la transcription.

Les échoppes, ces autres lieux d’échange et de savoir
Un autre café dit Qahouet Lafnardjia, qui faisait jonction entre l’ex-rue Porte Neuve et la rue Amar Ali, où les lampistes observaient une halte quotidiennement au milieu des alladjia et autres épigones de la zorna.
Aussi, à la rue dite Soukia, Mustapha Kechkoul initiait des musiciens en herbe dans un établissement musical privé, au moment où d’autres mélomanes, comme Hadj Omar Bensemmane, Mezghenna, Kezderli et autres Benguergoura et Mezaache échangeaient leur art zyriabien chez les tresseurs de tapis de jonc, les Bahar, à l’ex-rue Boutin, dont l’atelier qui ne désemplissait pas à une certaine époque a laissé place à un autre négoce.
Dire que certaines échoppes artisanales faisaient aussi office de lieux de rencontre où hommes de culture, animateurs de la télévision et la radio, cadis, personnalités du 4e art et sportifs devisaient sans complexe dans une ambiance osmotique.
A l’image, soit dit en passant du fameux cagibi de coiffure détenu par Mohamed Hachemi, dit Mouzaoui à la rue Souikia, jouxtant le premier cercle du Mouloudia : un réduit fréquenté par une classe éclectique, dont l’icône Abdelhamid Kzadri.
Plus bas, à la pêcherie, il y avait le café de Hadj Brahim côtoyé, lui aussi, par nombre de musiciens. Le maître du chaâbi, Hadj M’hamed El Anka, avait son propre café, le café des Sports situé à la rue Hadj Omar (ex-rue Bruce).
Le lieu, dont la façade revêtue de mosaïque n’est plus qu’un vestige, un lointain souvenir, où boxeurs, cyclistes et footballeurs y élisaient leurs quartiers. Des septuagénaires laissent flotter non sans une pointe de nostalgie des bribes de réminiscences de ce patrimoine immatériel. Quant aux cafés littéraires, on n’en trouve pas trace au sein du milieu citadin algérois.
Hormis Nadi ettaraqui, foyer à connotation religieuse, l’espace culturel algérois se prêtait à une autre atmosphère, contrairement aux traditions de certains pays du Moyen-Orient, où le café fait office de foyer littéraire par excellence, à l’image du café Fishawi du Vieux Caire qui a vu défiler les Tawfiq El Hakim, Taha Hussein et autres Naguib Mahfoud et bien d’autres cafés à Beyrouth ou Damas, où des récits de contes sont parcourus jusqu’à nos jours devant un auditoire passionné.

 M. Tchoubane
LES FEMMES ELLES PALABRENT ENTR'ELLES & 
CHANTENT DANS LEUR ESPACE FEMININ : 
LES BAINS MAURES.........


RÉGIONS CENTRE ALGER

Bains maures dans le vieil Alger

Senteur et rituel au féminin

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le 11.06.15 | 10h00 1 réaction
 
 L’une des venelles de La Casbah qui abrite le bain maure.
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L’une des venelles de La Casbah qui abrite le bain maure.
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Outre sa fonction sanitaire qui permettait de faire peau neuve, le bain maure était un lieu social privilégié. C’était aussi la grande sortie pour la gent féminine qui, l’espace d’un moment, chassait le quotidien, se ressourçait et se laissait aller à des palabres intimes…

Jusqu’à une époque récente, le bain maure représentait un lieu vers lequel les femmes affluaient dans un cérémonial aussi agréable que complice. Elles prenaient le soin d’obéir à un canevas de règles d’hygiène, de savoir-faire et d’esthétique, surtout à l’approche du mois de Ramadhan.
Des dames qui se remémorent de cette procession de femmes qui s’amenaient avec leur sappâ (sorte de valise réalisée de manière artisanale avec de la raphia), leur fouta aspergée à l’eau de rose et autres accessoires d’usage pour leur toilette, comme «mahbas el hammam» dans lequel elles rangeaient les huiles saponifiées et détersives dans le fameux «el mark» comprenant saboun dzaïr (potasse au pouvoir nettoyant obtenue à partir  de combustion de lentisque ajouté au grignon d’olive), tfel (argile) et autres produits de gommage et d’épilation. Il est évident que la chose était loin d’être expéditive pour la femme qui se préparait pour aller se requinquer, l’espace d’un temps, dans une atmosphère de convivialité.
Les quelques établissements qui existaient dans le vieil Alger sont devenus, de nos jours, rares sinon détruits ou reconvertis pour un négoce qui s’échine à épouser l’air du temps. Hammam Yatû, hammam esghir, hammam Sidi Ramdane ou encore Hammam Bougueddour, à la rue Kleber (actuelle rue des Frères Bachara) dans l’ancienne médina ne sont plus qu’un lointain souvenir que la mémoire a peine à conserver.
Plus bas, dans le voisinage de la rue Hadj Omar (Bruce), on retrouve Hammam El Bey, à un jet de pierre du Hammam ed-dey dit hammam Sidna. Dans nombre de demeures d’El Bahdja, le hammam faisait partie de ces dépendances de base pour permettre à la gent féminine de se prélasser et se mettre sur son trente et un. Mais autres temps, autres mœurs, la «modernité» a fini par avoir raison, sommes-nous tenus de constater, de cette ambiance pleine de grâce autour du hammam et ces parfums suaves qui, autrefois, flottaient alentour.
De la trentaine de hammams publics recensés dans l’antique médina juste après 1830, il n’en subsiste à peine qu’une dizaine dont ceux qui ont résisté à l’usure du temps, comme Hammam Fouita, édifié par  Abdy Pacha, situé à la rue Nemours (rue Mustapha Ladjali), hammam Sidi Nadji, à proximité de la prison de Serkadji et Hammam Sidna, l’un des plus anciens bains maures publics qui vient d’être classé patrimoine national et qui se trouve dans le voisinage de Dar Mustapha Pacha, à la rue de l’Intendance.
Hadja Safia, une sexagénaire casbadjie égrène la douce souvenance d’un temps où le hammam, outre qu’il participait activement à mettre en valeur la femme et la khouda (jouvencelle) avant les fêtes de mariage, lui permettait de recharger ses «accus». Elle prenait ses aises en se préparant au rituel du hammam qui se faisait en deux temps, trois mouvements, nous raconte-t-elle.
Le sauna traditionnel et la hammama
La femme se soumettait à une séance de sauna dans une chambre dont le parterre est tapissé de branchages dits hammama : des branches et brindilles de plusieurs essences de bois comme l’eucalyptus, le genévrier que recouvrent des feuilles de sauge, camphre, romarin, marjolaine, camomille, tilleul et lavande, se rappelle notre interlocutrice.
La femme profite de la moiteur de l’étuve que génèrent les braises incandescentes en s’imprégnant des senteurs que libèrent les huiles médicinales aux vertus curatives certaines. En vase clos, les volutes aromatiques qui s’arrachent des plantes braisées provoquent l’exsudation qui permet d’éliminer toutes les impuretés. Le lieu s’embaume d’une fragrance. Au sortir de beit skhouna, évoque Hadja Safia non sans secouer sa mémoire en signe de zaman ya zaman, la Khouda récupère les pertes en se désaltérant avec un breuvage ‘‘phyto’’ dit maâ mqattâr.
Cette composition qui revigore, nous dit-elle, est obtenue par décoction ou distillation à partir de maâ ward (fleurs de rose odorante) dont la composition sont l’églantine (nesrine), le jasmin et  la fleur d’oranger mélangés aux clous de girofle, de noix de muscade et autres romarin et gingembre. «La séance de bain de vapeur traditionnel terminée, la femme revient le lendemain avec sa sappâ (corbeille ornée de passementerie et enguirlandée de feuilles aromatiques) que la tayyeba s’empresse de porter», enchaîne l’octogénaire khalti Roqiyâ dont le dos ploie sous la charge des ans.
Un lieu où le rôle de la nachta ou la nadhra (surveillante ou gérante, c’est selon) – ayant toujours un œil sur tout ce qui bouge –  se veut omniprésent aussi, renchérit-elle. Une autre vieille dame se met de la partie et convoque sa mémoire comme pour remonter le bon vieux temps qui fleurait bon. Alors que la maâlma est chargée de surveiller la bonne tenue de l’établissement et sa propreté, trônant sur la «bokana», une sorte de chaire avec un grand tiroir dans lequel elle mettait la recette, la tayebba, elle, aidait les femmes à la recherche de la nubile à la beauté plastique pour leurs fils. Autrefois, l’heureuse élue entrait au bain accompagnée de toute sa smala sous un enchaînement de youyous et de m’dih jusqu’à la porte du hammam.
La femme se gardait de manger avant l’entrée au hammam, contrairement à ce qui se fait à présent, nous confie khalti Torqia qui semble contrariée par le comportement d’une certaine frange qui semble blesser les convenances. De ces scènes qui flirtent avec la volupté et l’ambiance bon enfant, nous confient presque à l’unisson ces bonnes vieilles dames, il n’en subsiste que des bribes de réminiscences volées au détour de quelques derdachate. De ses scènes qui participaient à l’art de vivre et qui ne nous rappellent pas moins la strophe chaâbie du Cardinal, Youm el Djamaâ khardjou Laryam (…).
M. Tchoubane


Publié par jean-guy jais /Label + à 06:29 Aucun commentaire:
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ALGERIE: ACTUALITES DE L' ARMEE ALGERIENNE.....SUITE....JOUR DE NOUVELLES NOMINATIONS ....& DE MEDAILLES DE BRAVOURES ...

source EL WATAN


14 nouveaux généraux-majors et 47 généraux

Mouvement dans les rangs de l’ANP

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le 02.07.15 | 10h00 2 réactions

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Aujourd’hui, le mouvement dans les rangs de l’armée sera connu. Ainsi, ils sont 14 généraux à être hissés au grade de général-major et 47 colonels à celui de général.

Une centaine d’autres sous-officiers et officiers bénéficieront d’une promotion, alors que plus d’une vingtaine de gradés sont appelés à prendre leur retraite.
Pour la première fois, une centaine de militaires seront décorés de la «médaille de bravoure» pour l’accomplissement de leur mission, notamment dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Comme chaque année, le mouvement dans les rangs de l’ANP est précédé par les plus folles rumeurs sur les promotions parmi les gradés au sein de la grande muette.
Selon des sources proches du ministère de la Défense nationale, ce mouvement «n’a rien de particulier» par rapport à ceux qui l’ont précédé. Il concernera, nous dit-on, 47 colonels promus au grade de général et de 14 généraux hissés au grade de général-major. Les départs à la retraite concerneront une vingtaine de militaires, notamment parmi les officiers et officiers supérieurs.
Nos interlocuteurs affirment, toutefois, que durant la cérémonie de remise des grades, il y aura près d’une centaine de militaires qui recevront pour la première fois «la médaille de bravoure de l’Armée nationale populaire», instituée en vertu d’une loi, publiée le 22 juin dernier, pour récompenser «tout militaire qui s’est distingué au combat par une action d’éclat ou ayant manifesté ses qualités par l’accomplissement d’un acte de bravoure en combattant l’ennemi en situation de guerre ou dans des circonstances assimilables à la guerre, lors de l’accomplissement d’un service commandé, lors de l’accomplissement d’un acte de dévouement dans un intérêt public ou pour sauver la vie d’une ou plusieurs personnes, ou tout acte reconnu similaire par décision du ministre de la Défense nationale».

Une décoration à caractère particulier
Pour bon nombre de militaires, cette décoration revêt un caractère particulier, parce qu’elle constitue une sorte de reconnaissance à l’égard de cette catégorie d’actifs à l’avant-garde de la lutte antiterroriste et dont les actes de bravoure sont quotidiens. Beaucoup ont payé de leur vie l’accomplissement de leur devoir. Leur sacrifice ne sera pas vain, puisque la médaille est remise également à titre posthume.
Parmi les lauréats, des dizaines d’éléments vont également être décorés de la médaille de l’Armée nationale, instituée par la loi 86-04 du 11 février 1986 et qui a été amendée le 21 juin dernier, pour consacrer un troisième chevron à «lamédaille militaire» afin de récompenser la «compétence, l’assiduité et l’engagement», dans l’accomplissement du devoir.
L’octroi de cette médaille est néanmoins conditionné par une période de service de 30 années effectives et qui s’ajoute à la médaille militaire avec un premier chevron, dont l’octroi est conditionné par une période de service de 15 années et la médaille militaire avec un deuxième chevron dont l’octroi est conditionné par une période de service de 25 années.
De nombreux ex-militaires qui avaient pris part aux guerres du Moyen-Orient, en 1967 et 1973, seront eux aussi récompensés, pour la première fois, de «la médaille de participation de l’Armée nationale populaire aux guerres du Moyen-Orient», instituée le 22 juin dernier et qui permet à ceux qui ont passé un mois ou plus sur le front d’être récompensés.
La cérémonie de ces remises de grades et médailles est attendue chaque année et particulièrement depuis 2013. En effet, les derniers mouvements ont été caractérisés par de longues listes de départs à la retraite à un âge assez jeune, et des promotions dans le grade qui sentent fortement l’odeur du régionalisme et des alliances politiques, suscitant un malaise chez les générations de jeunes militaires, mais aussi de lourdes interrogations sur la gestion de la carrière dans les rangs de l’ANP, une institution frappée de plein fouet par les dérives des luttes politico-politiciennes, au moment où la menace devenue multiforme pèse sur toutes les frontières du pays, nécessitant la conjugaison de toutes les compétences et des moyens de plus en plus modernes pour assurer la sécurité de l’Etat. 
Salima Tlemçani
Publié par jean-guy jais /Label + à 06:11 Aucun commentaire:
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mercredi 1 juillet 2015

MEDIA-PRESSE ......ALERTE SOLIDARITE.....SOUTENIR & AIDER A LA CREATION DES MEDIA DU LOCAL A L'INTERNATIONAL..... ......SOUTENIR & CREER LES MEDIA & LES SUPPORTS & LES PROJETS DE TOUTE ECHELLE DU SECTEUR DE LA PRESSE, LA COMMUNICATION & LA CULTURE FAIT PARTIE DES MISSIONS & DEVOIRS CITOYENS DE NÔTRE COMMUNAUTE DES ACTEURS & ACTRICES DE L'ECONOMIE SOCIALE & SOLIDAIRE & NOUS CREERONS UNE COOPERATIVE DEDIEE A LA PRESSE ASSOCIATIVE, COOPERATIVE & DE SOCIETE & SUPPORTS CULTURELS (COMME LES SALLES DE CINEMA QUI DIFFUSENT OU DIFFUSERONT UN MAGAZINE D'INFOS A LA PLACE DES PUBS A L'ENTR'ACTE)...INFORMER EST UN DES PRIX DE LA LIBERTE.......AUJOURD'HUI C'EST EN BRETAGNE Qu'IL FAUT ALLER VOIR AVEC LES AMIS DE "BREIZ-INFOS" QU'IL FAUT SOUTENIR ........PENDANT QU'A PARIS, DES MEDIA NATIONAUX TOMBENT DANS LE BEC D'UN HOMME D'AFFAIRES TRES ENDETTE QUI N'A PAS INSPIRE LA CONFIANCE DU GROUPE BOUYGUES........S'IL A EN ISRAEL, LA PLEINE CONFIANCE DU PREMIER MINISTRE BENYAMINE NATANYAHU DONT ON DEVRA NE PAS OUBLIER QU'IL Y A JUSTE UN AN, IL A ORDONNE LE BOMBARDEMENT DE CIVILS A GAZA, DES MASSACRES DE GAZA DE PLUS DE 3.000 Morts 10.000 blessés une agglomération détruite hôpitaux compris....pour se venger de 52 morts israéliens & prévenir les attaques au mortier des groupes para-militaires palestiniens pour protester contre le Blocus de GAZA qui aura duré plus longtemps que celui du fameux Ghetto de VARSOVIE ...& qui continue de plus belle(pas de visas de sortie pour le ramadan pour aller voir les proches en territoires palestiniens de cisjordanie)...mais où on tue par l'intention de créer du desespoir & les fléaux de la santé de la précarité. mais les juifs messianiques qui dirigent Israel ont la mémoire très sélective......CE N'EST PAS LA NÔTRE......

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POUR LES GUIGNOLS DE L'INFO....... BIEN SÛR.........


DES MEDIA DIRIGES PAR DES HOMMES GOURMANDS 

QUI AIMENT L'ARGENT AVANT D'AIMER

 LES TALENTS DE LA LIBERTE...


...LA PUB EST POUR EUX LA SEULE EMISSION QUI A DE LA VALEUR 


......BOLLORE / DRAÏ.....MÊME COMBAT...L'UN EN FRANCE..

...L'AUTRE ENCORE DISCRET MAIS PAS EN ISRAEL 

AVEC I-24 UNE CHAINE DE PETITS SOLDATS ...

...BIENTÔT L'EXPRESS & LIBE...A LA RENTREE..........

...QUAND LA MEDIOCRITE EST AU POUVOIR PAR L'ARGENT........

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Pas de vacances pour nous, mais une collecte urgente à combler.


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Breizh Info

18:57 (Il y a 13 heures)
À moi

si ce message ne s'affiche pas correctement, cliquez-ici

Madame, Monsieur,
Breizh-info.com a atteint un nouveau cap. Premier Pure-Player breton avec désormais 9300 visiteurs uniques par jour, notre fréquentation est en hausse constante, et nous sommes devenus un média incontournable de Bretagne, un média qui révèle et qui traite des affaires que les autres ne veulent / peuvent pas traiter.
La très récente affaire Maryvonne Thamin à Rennes - où Breizh-info.com a joué un rôle de premier plan qui a rendu possible la nationalisation de l'affaire et le règlement rapide du scandale, est là pour en témoigner.
Nous n'avons cependant pas de subventions, ni d'aides de grandes entreprises qui voudraient avoir un droit de regard sur notre travail : nous ne vivons que des dons fournis par nos lecteurs, mais aussi par ceux qui estiment qu'il est important de soutenir une information libre, indépendante, et qui lève le voile sur ce qu'il se passe dans la société bretonne et française aujourd'hui.
Ces dons sont - comme vous le savez sans doute concernant les médias - déductibles de vos impôts sur le revenu à hauteur de 66%.
Aujourd'hui - et avant, comme nous l'espérons dans une prochaine étape, de pouvoir embaucher un ou deux des jeunes journalistes qui vous informent quotidiennement - nous avons besoin de leur fournir un matériel de qualité professionnelle pour qu'ils mènent à bien leur mission.
C'est pourquoi nous lançons une levée de fonds avec pour objectif de récolter 8000€ avant le 15 septembre 2015, permettant concrètement de faire l'acquisition durable de 3 outils professionnels permettant la réalisation de reportages photos et vidéos de la plus haute qualité.
C'est ainsi qu'avec cet argent (cliquez-ici pour faire un don) nous pourrons financer immédiatement l'achat :
- D'un Reflex numérique Canon 70D pour le reportage photo ( coût avec accessoires : 1500€)
- D'un Camescope Sony HXR-NX70E pour le reportage vidéo (coût avec accessoires : 2950€)
- D'une suite de logiciels professionnels de montage et de traitement de photos et de vidéos (coût : 3499€)

En un mois, nous avons récolté presque 2000€. Il nous en manque 5000 € pour être serein.
Nous comptons sur votre aide, sur celle de vos connaissances et de vos proches pour parvenir à atteindre cet objectif que nous nous sommes fixés pour la rentrée 2015.
Grâce à vous, nous allons franchir un cap, merci !
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Siren : 794 462 200

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Publié par jean-guy jais /Label + à 23:30 Aucun commentaire:
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POUR LA GRECE.......ON APPROCHE D'UNE SOLUTION.......ON VOIT QUE "C'EST LA QUE LES ATHENIENS S'ATTEIGNIRENT"........!!!

Publié par jean-guy jais /Label + à 07:07 Aucun commentaire:
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SUR L'AUTRE RIVE....CA NOUS REGARDE AUSSI .......!!!...LES ALGERIEN(NE)S VONT ALLER INONDER LES PLAGES TUNISIENNES EN SOLIDARITE..FACE AUX DEFECTIONS OCCIDENTALES, MAIS RESTENT VIGILENT(E)S & SEMBLENT SE REVEILLER ENFIN....ALGERIE & SALAFISME : LA SOCIETE CIVILE COMMENCE A S'ORGANISER PAR DES INITIATIVES CITOYENNES & UNE CAMPAGNE DE PRESSE SANS CONCESSION & UN DEBAT QUI S'OUVRE SUR LA LAICITE & DES ALGERIEN(NE)S AGNOSTIQUES COMMENCENT A SEXPRIMER SORTANT DU TABOU NON RELIGIEUX(AVEC DES NON JEÛNEURS QUI S'AFFICHENT DANS LES CAFES MÊME S'ILS SEMBLENT REPRIMES PAR UNE POLICE GARDIENNE DE LA PAIX(OU DE LA FOI) & IL SEMBLE MALGRE TOUT QU'ON RETROUVE UN ESPRIT CITOYEN NOSTALGIQUE DE BIEN ÊTRE LIBRE DES ANNEES 60, 70, 80 DE CONSTRUCTION DE LA SOCIETE ALGERIENNE OU LES FEMMES POUVAIENT S'HABILLER COURT& SURTOUT COMME ELLES LE VOULAIENT...& OU ON POUVAIT ALLER ENCORE AU CINEMA ACCUEILLI(E)S PAR UNE SYMPATHIQUE & SOURIANTE "MADAME L'AMPOULA" & BEAUCOUP D'HUMOUR & JOIE DE VIVRE , DES ANNEES D'OR DE LA SOCIETE ALGERIENNE IL EST VRAI DU TEMPS DU PRESIDENT HOUARI BOUMEDIENNE PAS FORMELLEMENT DEMOCRATIQUE MAIS D'UNE DEMOCRATIE BIEN CONNUE DANS LE MONDE ARABE "ENTRE SOI".....OU LA SCOLARISATION ETAIT A SON MAXIMUM MAIS LE TEMPS AUSSI DES MILLES MOSQUEES & DE L'ARABISATION IMPROVISEE DANS LE RECRUTEMENT DES IMAMS & ENSEIGNANTS VENANT DES FRERES MUSULMANS EXILES D'EGYPTE & LES SALAFISTES SONT VENUS DE RETOUR D'AFGHANISTAN......PRINCIPALEMENT AVEC ALI BELHADJ & ABASSI MADANI DU FIS COMME PORTES-PAROLES EMBLEMATIQUES......AUJOURD'HUI DISPARUS MAIS VIVANTS DU PAYSAGE PUBLIC


Source : "EL WATAN"

DANS LES ANNEES NOIRES DE 90, L'ARMEE A AGI POUR CONTENIR L'INTEGRISME POLITIQUE

AUJOURD'HUI, SELON LES SPECIALISTES DE GEO-STRATEGIES, L'ARMEE ALGERIENNE  SECURISE SES FRONTIERES  & AGIT POUR LA SECURITE DU CONTINENT AFRICAIN & PAR SA COOPERATION PROTEGE LA FRANCE, L'EUROPE & LA ZONE EUROMED

VINGT ANS APRES, C'EST LA SOCIETE CIVILE QUI SE REVEILLE.......

POUR AGIR "SELON LES CITOYEN(NE)S EXASPERE(E)S .......SUR LES NIDS PARASITES"...:


LA SOCIETE CIVILE REAGIT CONTRE L'INTEGRISME A BEJAIA

Le comité de vigilance et de sauvegarde des libertés (CVSL) est né. C’est au cours d’une rencontre organisée, dimanche soir au siège de la CDDH de Béjaïa, qui a regroupé des militants des droits de l’Homme, associations, artistes, auteurs, journalistes, citoyens de la wilaya de Béjaïa, que ce comité est créé pour faire face à la montée intégriste.

Des salafistes qui se fondent dans la société mais qui ne se dérangent plus pour s’approprier les missions «des gardiens de la révolution islamique iranienne» au point d’interpeller des femmes dans la rue pour les sommer de se voiler, témoignages à l’appui. Profitant de la démobilisation générale, de la déliquescence de l’Etat, ces islamistes, qui s’affichent rarement, manipulent lesassociations religieuses, les comités des quartiers et même des voyous pour arriver à leur fin : s’accaparer les espaces publics et imposer leur loi.
C’est le cas à Béjaïa où des islamistes qui fréquentent la mosquée jouxtant la maison de la culture Taos Amrouche tentent d’interdire les activités culturelles sur l’esplanade de cette institution, sous le faux prétexte que cela dérange les fidèles dans leur prière de taraouih, puisque les festivités commencent à 22h30 et parfois même à 23h, soit à la fin de la prière.
Lors de cette rencontre, survenue suite à cet évènement, les participants ont opté à l’unanimité pour l’interpellation des autorités locales et centrales concernées, à savoir celles du secteur de la culture, des affaires religieuses et le wali avant de proposer l’option d’exiger de la direction de la culture de reprendre ces activités en plein air.
Pour Saïd Salhi, vice-président de la ligue des droits de l’homme algérienne (LDDH) : «L’enjeu est l’occupation et l’hégémonie sur les espaces publics. Les citoyens n’ont pas à aller affronter d’autres citoyens, ou s’adresser à l’imam ou à l’association religieuse, il y a des lois. L’Etat doit assumer ces responsabilités pleinement. Donc, à mon avis, il faut d’abord interpeller les institutions de l’Etat pour qu’elles fassent respecter les lois et protéger les lieux publics de toute récupération ; l’Etat doit sévir».
Complicité du pouvoir 
Le militant a proposé également d’aller vers un travail pédagogique, car, dit-il, «la question que nous débattons aujourd’hui est tellement sensible que ça engage également la société civile. Pour éviter les dérapages et les amalgames. Car malheureusement, les freins sont aussi dans la société. La société civile n’a pas à traiter avec les riverains et un comité religieux et ignorer la responsabilité de l’Etat, c’est dangereux».
Les militants associatifs, de leur côté, en appellent aux partis politiques pour prendre une position. Les participants de différentes sensibilités (religieuse, idéologique et politique), des femmes et des hommes ont qualifié la situation de grave et qu’elle s’enlise davantage. «Que l’administration fasse son travail !», s’accordent-ils à dire. Ils ont rappelé que «la question est plus profonde que de la cantonner dans une histoire de galas sur cet espace, il s’agit de la mouvance salafiste rampante dangereusement».
M. Djenadi, journaliste et animateur de télévision, a souligné «la complicité du pouvoir avec les islamistes dans le but de mettre à genoux l’un des derniers bastions de la résistance et remparts contre l’obscurantisme, qui est la Kabylie. Nous devons dénoncer le silence du pouvoir et le pousser à protéger les droits de chacun, ceux de tous les citoyens. Nous avons besoin de plus d’espace pour la culture pour faire rayonner nos traditions».
Ce qui se passe est le redéploiement de l’islamisme politique, selon Nacer, militant des droits humains. «Avec son mutisme, le pouvoir vient de leur ouvrir une brèche qu’ils exploitent pour revenir au-devant de la scène et mettre la main sur les espaces publics. Il y a des institutions démissionnaires et nous assistons même à l’islamisation de l’Etat qui se manifeste à travers ces descentes policières dans des cafés pour déloger des non-jeûneurs», conclut-il.
Nordine Douici
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DEBATS SUR LA LAICITE :

Chronique. Ghaleb Bencheikh(*)

De l’entendement de la laïcité

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le 30.06.15 
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Nous nous proposons aujourd’hui d’aborder la question épineuse de la laïcité et de la désintrication de la politique d’avec la religion. Et, comme toute question sensible, elle gagnerait à être traitée avec calme et froideur d’esprit.

En effet, ce n’est qu’avec hauteur de vue et distanciation que les études peuvent être menées avec objectivité. Le sujet, de par son acuité et son importance, nécessite de longs développements et des colloques ad hoc, mais je vais à la concision.
Tout d’abord, essayons de comprendre ce qu’on entend par laïcité. Elle n’est surtout pas l’athéisme ni une quelconque idéologie militant pour l’incroyance ou pour l’agnosticisme.
Dans un premier temps, acceptons l’idée que c’est un principe juridique qui permet de «réguler» la cohabitation des sacrés, a fortiori dans une sociétéplurielle, composite, multiconfessionnelle, pluriethnique et diversifiée.
Comme tout principe juridique, il n’a qu’à s’appliquer sans excès de zèle ni densité doctrinale. La laïcité ne doit pas avoir de consistance idéologique ; elle peut se résumer, entre autres définitions, dans la phrase qui suit : «C’est la loi qui garantit le libre exercice de la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dicter la loi…» Quoi de plus normal dans une société où le droit est positif.
La norme juridique y est une émanation rationnelle des hommes et elle s’applique aux hommes. Le jeu démocratique, lorsqu’il est mené de manière saine, aide à changer la loi. Ce qui a été fait par des hommes pourra toujours être défait par des hommes.
Encore une fois, dans les sociétés libres, démocratiques et ouvertes au sens de Karl Popper, nul ne peut se prévaloir de sa propre métaphysique ni de sa tradition religieuse pour imposer à autrui, et tout particulièrement à ses propres concitoyens, sa vision du monde et sa législation.
La difficulté réside lorsque la société est monocolore sur le plan confessionnel – à supposer que ces sociétés existent encore à l’ère de la mondialisation et de la révolution numérique. Et même pour ces sociétés fermées, nous verrons ultérieurement qu’il vaut mieux pour elles appliquer le principe de laïcité afin de ne pas voir la religion domestiquée, manipulée et idéologisée par le pouvoir politique. Dans ce cas, la laïcité sera comprise comme la déconnexion de la politique de la religion.
En réalité, l’infortune de la laïcité en contexte islamique est due davantage à des considérations sémantiques et de traduction qu’à une opposition au principe même de la laïcité. En ce sens qu’aucune langue véhiculaire de la pensée théologique et politique dans les contrées islamiques n’avait, dans son champ lexical, l’équivalent de «laïcité».
Ni le persan, ni le turc, ni le gujarati, ni l’arabe, ni l’ourdou ne pouvaient enrendre le sens. Ce que d’autres langues pouvaient offrir, à l’exemple de l’allemand, de l’anglais, de l’italien ou de l’espagnol.
Bien que l’on ait trouvé des traces de «laïcité» dans l’œuvre de Montaigne, la première apparition dans un dictionnaire eut lieu dans l’ouvrage d’Émile Littré en 1871 et on la retrouva six années plus tard dans l’addendum de 1877. Ce substantif est construit sur le grec tardif laïkos, lui-même s’enracinant dans le grec ancien laos qui est une des trois dénominations du peuple, à côté de demos et d’ethnos ; ces deux derniers désignent respectivement la population dans la cité, la polis, et l’ensemble des caractéristiques culturelles, tandis que le premier désigne le bas peuple, en opposition aux clercs.
Ce détour par la sémantique est important pour comprendre le signifiant du vocable «laïcité», sa portée historique et son importance dans la science politique contemporaine. C’est ce que nous verrons dans les prochaines chroniques.

* Ecrivain, essayiste, animateur de l’émission «Islam» de France 2
Ghaleb Bencheikh
Publié par jean-guy jais /Label + à 03:01 Aucun commentaire:
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